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Âmes En Otage

Publié le par Anna2510

 

Auteur : Mariana

Edition : Autoédition

Genre : Romance/ Young Adult

Date de sortie : 28 Septembre 2019

 

Résumé : Quel est le point commun entre une jeune Française en perdition, un intello américain et une prise d’otages ? A priori, rien ! Si ce n’est qu’ils vont se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Du pire peut naître le meilleur et ils vont révéler la face cachée d’un lycée. Au cœur de la tourmente, Samantha, petit génie dilettante, rencontre Jayden, passionné de science et travailleur acharné. Ils vont s’unir pour lever le voile des secrets, des brimades et de la torture mentale au quotidien. Voyagez entre San Francisco et Paris, laissez-vous emporter par ce tourbillon de sentiments.

 

Extrait1 :  On voit les différents couloirs vides, pas une personne ne circule. Un écran concentre toute notre attention. On y voit le réfectoire transformé en salle de fêtes, comme à chaque bal. Les élèves et les encadrants sont allongés au sol face contre terre et mains sur la tête. Au coin, un homme est debout. On ne peut savoir qui il est car il est de dos, un fusil à pompe dans la main. C’est une prise d’otages !

                 Mais que veut-il ? Puis nous le voyons déambuler quand il se retourne. Il me semble voir son visage bouger. Il leur parle. Dommage que nous n’ayons pas le son !

                — Calvin… souffle Rissa.

                — Tu le connais ? demandé-je.

                — On le connaît tous, dit Jayden comme s’il souffrait de l’avouer.

                — Pas moi, réponds-je.

               — C’était avant que tu n’arrives. Calvin ne fréquentait déjà plus le lycée quand tu nous as rejoints.

               — Qu’est-ce qui « était » ? Soyez plus clairs.

               — Calvin a été le souffre-douleur de sa classe, mais pas seulement. Il était constamment moqué et humilié. Les élèves le harcelaient jusque sur les réseaux sociaux.

               — Quoi ? Pourquoi ? Personne n’a rien fait pour arrêter ça ?

               — La direction de l’établissement nous a fait la morale à tous. Elle n’a pas ouvert d’enquête pour connaître les initiateurs. Après ça, les maltraitances ont empiré même s’il n’avait pas parlé. La rumeur dit qu’un prof a remonté des incidents sans citer personne.

              — Putain ! Je rêve. Aucun n’élève n’a pris son parti ?

 

Extrait2 : Le principal du bahut entre sur scène avec le gouverneur. Chacun y va de son discours, puis il nous appelle. On entre et on se place juste derrière eux, comme nous l’a indiqué une jeune femme. Je repère rapidement mon oncle dans la foule. Il se lève discrètement. Je sais qu’il va derrière, près de la console qui gère le son et l’image. Nous nous tenons tous par la main. Je crois que c’est un moyen pour nous de nous rassurer.

                Clarissa est appelée la première. Elle reçoit les félicitations et une chaleureuse poignée de main des deux hommes, puis ils l’invitent à prendre la parole.

               — Bonjour, je tenais à vous remercier chaleureusement pour tout ceci. Je… Nous avons agi comme nous pensions devoir le faire, comme vous l’auriez sans doute aussi fait, s’exprime-t-elle avec un haussement d’épaules final indiquant qu’elle ne sait plus quoi dire de plus.

                Des applaudissements chaleureux retentissent, des photos sont prises d’elle entre le directeur et le gouverneur avant qu’elle ne recule pour revenir à notre hauteur. À l’appel de mon nom, un frisson me parcourt. Je regarde droit devant et j’aperçois au loin, de l’autre côté de la route, madame Douglas debout, le regard toujours aussi fatigué. Elle est là pour moi, pour me donner la force de continuer. Je sais combien cela a dû lui coûter de venir. Je ne la décevrai pas. Les officiels me félicitent à mon tour, me serrent la main et m’invitent à parler sans me douter un seul instant de ce qui va suivre. Je m’approche du micro et ne fixe qu’elle.

                 — Nous sommes réunis pour célébrer le fait que nous ayons réchappé à une prise d’otages. La question qui devrait se poser est : comment un étudiant de notre lycée a pu en arriver à faire ce qu’il a fait ? Or, la presse se contente de décrire Calvin Douglas comme une personne instable. Cela n’explique pas son geste, mais ce que je vais vous réciter oui. Calvin a laissé des croquis et des messages pour justifier son acte. Je vous demande seulement d’écouter, dis-je en marquant une pause pour observer la foule.

                Ils sont surpris. Néanmoins, personne ne tente de m’arrêter, alors je reprends :

               — Je frôle le mur du couloir, agrippe la bretelle de mon sac à dos si fort que j’en ai mal à la main. Je garde les yeux rivés au sol. Il faut que je fasse vite. En classe, je serai presque en sécurité. Ils n’arrêteront pas les insultes, mais ils ne me feront pas de mal physiquement. J’y suis presque. Il faut que je tourne dans ce couloir à droite. Mais au moment de virer, je vois des tas de chaussures qui me font barrage. Je sais avant même de relever les yeux que je vais souffrir encore aujourd’hui. L’équipe de softball masculine au complet m’attend. Derrière elle, des élèves massés sur les côtés attendent. Attendent quoi ? Ma mise à mort… J’ai peur de ce qu’ils vont me faire. Je voudrais partir en courant, mais mes pieds ne répondent plus. Ils me parlent, crient des choses que je n’entends pas. Mon esprit est déjà ailleurs, dans un endroit sombre et froid. Ils me traînent dehors et me poussent derrière le bahut. Je me sens soulevé et jeté dans quelque chose. Ils ont fermé, il fait noir et ça pue. Je suis dans les poubelles. Ils m’ont jeté aux ordures. Je crie, je tente de soulever le couvercle, mais rien n’y fait. Je n’y arrive pas. Je continue tant que je peux, puis j’arrête, épuisé, humilié, détruit… Je ne veux plus vivre ça, je ne veux plus vivre du tout. Je ne sors de là que lorsque le gardien vient vider sa poubelle, tard dans l’après-midi. J’ai trop honte, je rentre chez moi. Ce soir encore, je mentirai à ma mère quand elle me demandera comment s’est passée ma journée. Je ne lui dirai pas que je souffre à en crever, que je suis seul, que vivre devient insupportable, que la mort est préférable, ma mort… Ce qui est arrivé est en grande partie votre faute soit parce que vous faisiez partie de ses bourreaux, soit parce que vous avez vu ou su mais vous n’avez ni parlé ni agi. Vous êtes tous…

             Je n’ai pas le temps de finir qu’un flic m’attrape par le bras. Je me débats, je veux au moins finir ma phrase.

             — RESPONSABLES ! hurlé-je alors qu’il me soulève du sol.

 

Mon avis : Samantha habite depuis un an aux Etats Uni, dans une banlieue de San Francisco plus exactement.

                 Clarissa est métisse, c’est une jeune femme aux cheveux afro, la peau claire et des yeux d’un vert perçant, c’est la seule amie de Samantha depuis que cette dernière est à San Francisco.

                Toutes deux se préparent pour la fête d’halloween du lycée, ce qui n’enchante guère Samantha.

                Jayden est un jeune homme qui aime les maths et toutes les matières scientifiques. Il est dans la même classe que Samantha, pour lui cette fille est un mystère.

              Pendant la soirée d’halloween, Samantha, Clarissa ; Jayden et son meilleur ami Nelson entendent des coups de feu dans la salle. Sous le choc, ces derniers vont se cacher en se posant une multitude de questions.

              Qui peut en vouloir à ce point au lycée ?

              Que dire après avoir lu ce roman ? A part que c’est une histoire qui est prenante, touchante et tellement vrai. J’ai adoré le personnage de Samantha qui malgré son passé n’hésite pas à défier l’autorité.

              Mariana nous parle d’un sujet qui fait beaucoup parler ces derniers temps, s’en est devenu un vrai poison. Malheureusement il n’y a pas seulement dans le milieu scolaire que ce fléau existe, alors comme le dit si bien Mariana : «  Victime ou témoin, dénoncez pour ne pas être seul et pour vous défendre. Vous n’avez rien fait de mal. Personne ne mérite de subir cela. »

 

Bonne Lecture.

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